Trouver sa mission : facile !

Lors du récent atelier que Thierry et moi avons animé jeudi 15 mars, sur le thème de

« Réussir son projet professionnel en utilisant le concept de l’ikigai »,

nous avons donné des pistes pour identifier nos talents, c’est-à-dire nos forces, et nos aspirations, ce que nous aimons et aimons faire.

Mais l’enjeu derrière est de trouver dans quels domaines les appliquer, pour viser la satisfaction optimale, et expérimenter son « flow[1] ». Et ensuite, donner du sens à ce que l’on fait, c’est-à-dire mettre nos talents à la disposition de la société, en répondant à l’un (ou plusieurs) de ses besoins. Ce serait sortir de cet engrenage des « bullshit jobs », des états de « brown out » (perte de motivation due au sentiment d’exécuter des tâches absurdes).

Pour ce faire, très concrètement, c’est remplir le 3ème des 4 cercles de la représentation graphique, « ce dont le monde a besoin »

Se posent alors les questions suivantes :

« C’est quoi ce dont le monde a besoin ? »

 « Comment, moi, tout petit dans l’infini, je peux faire quelque chose pour le monde? »

Voici la méthode que nous proposons :

·      pensez en termes de « contribuer à » ce dont le monde a besoin, plutôt que « faire ». C’est ce que l’on offre au monde, le rôle que l’on est prêt à jouer dans le monde, son utilité,

·      tirez le fil rouge du mot générique (ceux que l’on appelle les mots « valise ») qui vous vient naturellement à l’esprit, par exemple : paix, bien-être, connaissance, nature, justice ..

·      écrivez tous les synonymes, tous les sens, tout ce que signifie ces mots-là pour vous,

·      Notez les idées, les associations de mots, qui se développent dans votre tête en même temps que vous écrivez.

 

 

Tablez sur une demie page. Essayez, vous serez surpris ! 

 

 

 

 

Prenons un exemple concret : « le monde a besoin de nature ». Ce peut-être : sauver la nature (la planète), l’eau (économiser l’eau ? aider les zones atteintes de sécheresse ?), les animaux (les soigner ? préserver leur survie ?), les paysages (lutter contre le béton sur les plages ? contre les placards publicitaires ? ….), etc.

·      la paix. Dans le monde professionnel ce pourrait être des relations apaisées, en exerçant des talents d’écoute, d’empathie, de savoir trouver du consensus, des compromis, etc.

·      le bien-être. Ce pourrait être exercer ses talents dans les secteurs de la santé, du bio, du sport, du soin de soi, de la beauté, de l’épanouissement personnel, etc…

·      la justice. Ce pourrait être exercer œuvrer pour l’équité, l’égalité, le respect des règles, l’observation des lois, etc.

Cette étape est essentielle quand on vise la réalisation de soi car y répondre c’est trouver le sens que l’on souhaite donner à sa vie, c’est construire la vision de soi à 3 ans, à 5 ans, et plus. C’est sentir que l’on fait quelque chose de bien. C’est savoir quel type de personnes l’on choisit d’être.

Le hasard a fait que, quelques jours plus tard, j’ai moi-même assisté à un atelier que Vincent Avanzi a animé au Monde d’après sur le thème de « Comment booster sa créativité ». Sans divulguer sa méthode, qui lui appartient naturellement, je partage avec vous les résultats obtenus parce qu’ils concrétisent le volet « aspirations » en rapport avec « ce dont le monde a besoin », c’est à dire le croisement des 2ème et 3ème cercles, correspondant à sa « mission » dans le monde. Il s’agit de concrétiser ses aspirations, de les écrire pour les matérialiser, pour les rendre intelligibles aux autres.

Voici un exemple en partant du fait que ce l’on aime faire, c’est partager, et plus spécifiquement partager de la connaissance.

             Partager de la connaissance 

 » Partager ce que l’on apprend et le rendre utile au plus grand nombre, c’est lui donne du sens. Ne pas être un simple répétiteur, mais y ajouter des expériences pour l’illustrer, et d’autres connaissances pour créer un enseignement supplémentaire. Rebondir pour en faire quelque chose de nouveau, comme quelqu’un le fera ensuite en se l’appropriant et l’enrichissant de son plus à lui, de son lui-même, de sa singularité, qui en fera une œuvre plus riche, différente, que les autres se partageront à leur tour. Cela fabriquera de la connaissance qui se démultipliera à l’infini. Cela contribuera à construire l’essence de la pensée humaine, de son cœur, de ses vibrations, de son intimité, créatrice de beauté, d’authenticité, de sincérité. Cela deviendra une réalité.

Eh bien, voyez, j’y crois, ou plutôt je crois en cette force du partage à l’infini avec la touche de chacun. Participer à cette œuvre nous fera reconnaître les uns les autres, dans la beauté, dans la plénitude de nous-mêmes, tous ensemble. Le bonheur de se réaliser soi-même à travers le partage avec tous les autres. Je sais que je peux compter sur plusieurs, sur beaucoup, sur le plus grand nombre pour m’accompagner. J’en connais déjà qui ont ce sens d’offrir aux autres ce pour quoi ils sont naturellement doués. »

Ceci est ma propre profession de foi, ma conviction, mon espoir, mon Nord et mon Sud, mon fil rouge, celle que j’ai écrite pour la rendre palpable….

« Le but de la vie est de trouver ses dons. Le sens de la vie est d’en faire don aux autres » Picasso

[1] « expérience optimale » selon Mihaly Csikszentmihalyi, celle où l’on exerce ses talents dans une activité intense de forte concentration, où l’on perd la notion du temps et l’on tend vers un but précis. In « Le défi positif », Thierry Janssen, Editions Pocket, février 2013 (livre que m’a offert Marina)

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